Donnerstag, 19. November 2015

MOOCs in den Geisteswissenschaften – Erfahrungen aus der Skandinavistik

Beitrag von Jürg Glauser und Sandra Schneeberger, Universität Zürich

„Massive Open Online Courses“ (MOOCs) polarisieren: einerseits gepriesen als Möglichkeit freier Bildung für alle, andererseits als die Universitäten bedrohendes Geschäftsmodell kritisiert. 

MOOCs stammen aus den Computer- und Naturwissenschaften, wo es auch die meisten Angebote gibt. Zwar entstehen immer mehr geisteswissenschaftliche MOOCs, allerdings ist die gängige Meinung, die Inhalte dieser Disziplinen seien nicht auf Videosequenzen und Multiple Choice-Test reduzierbar.  Komplexes Denken und die geistige Tätigkeit des Verstehens liessen sich mit der digitalen Technologie nicht vermitteln.

Die Skandinavistik der Universität Zürich wagte es trotzdem und bot im Frühling 2015 den ersten MOOC an. Über 10'000 Teilnehmer aus aller Welt meldeten sich für „Sagas and Space – Thinking Space in Viking Age and Medieval Scandinavia“ an. Während acht Wochen wurde das aktuelle Thema des Raums in Videovorlesungen aus unterschiedlichen Blickwinkeln präsentiert. Aufbereitete Literatur wurde zur Verfügung gestellt, es gab individuelle Lernkontrollen in Form von Quizzes sowie kollaborative Diskussionsaufgaben in den Foren. Die Gestaltung der Aufgaben war anspruchsvoll, da für die Teilnahme keine Vorkenntnisse erforderlich sind. Direkt zu den Videos gehörende Multiple-Choice-Fragen und komplexere Diskussionsaufgaben, die sich auf das Quellenmaterial bezogen, versuchten den unterschiedlichen Wissensständen gerecht zu werden. Die Resonanz auf ein derart spezifisches Thema war in der Tat massiv. Knapp 3000 Diskussionsbeiträge machten die Forumsmoderation zur zeitintensiven Aufgabe. Die Teilnehmer lobten den direkten Kontakt mit den Dozenten und auch unter den Peers ergaben sich fruchtbare Diskussionen. Mit aufwändiger Einarbeitung in das E-Learning konnte das diskursive Element der Geisteswissenschaften aber durchaus online umgesetzt werden.

Für die eigenen Studierenden war die Teilnahme am MOOC jedoch nicht interessant, da die Anrechenbarkeit in ECTS-Punkte nicht gegeben war. Deshalb fand vorgängig ein Seminar statt, in dem Inhalte für den Onlinekurs erarbeitet wurden. Es entstanden Essays, Link-Sammlungen, Übersetzungen altnordischer Texte und auch ein Videobeitrag. Klassische Leistungsnachweise so offen zu denken, erforderte nahe Betreuung der Studierenden, führte aber zu sehr kreativen Beiträgen.


Aus Sicht der Skandinavistik ist das Experiment MOOC gelungen. Gerade für ein kleines geisteswissenschaftliches Fach kann es interessant sein, sich einer breiten Öffentlichkeit zu präsentieren und mit einer engagierten Online-Community in Kontakt zu treten.  Die Inhalte müssen aber auf die neue Umgebung angepasst und für eine Zielgruppe massgeschneidert sein. Das kostet Zeit und Geld. Und das ist anspruchsvoll für alle Fächer, egal ob Geistes- oder Naturwissenschaften.


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Im Bulletin 4/15 ist ein Interview mit Jürg Glauser und Sandra Schneeberger abgedruckt. Das SAGW- Bulletin finden Sie hier

Mittwoch, 11. November 2015

Une Suisse qui s’invente en puisant chez ses voisins

Article paru dans Le Temps du 6 novembre 2015, « Perspective », p. 14.
Claire Jaquier, Professeure à l’Université de Neuchâtel et Présidente de la Société suisse pour l’étude du 18e siècle

Schweizerisch, suisse, helvète, helvétique, helvétien : le mot est partout dans les titres de recueils de poèmes, de traités ou de journaux publiés en Suisse au 18e siècle. En revanche, le mot helvétisme ne fait pas partie du vocabulaire du siècle des Lumières, pour la bonne raison que le concept naît au début du 20e  siècle, à l’initiative de l’historien fribourgeois Gonzague de Reynold, qui désigne par ce terme l’émergence de la conscience nationale dans la Suisse d’Ancien Régime. Teinté des valeurs identitaires et patriotiques que lui insuffle son auteur, l’helvétisme projeté sur la Suisse des Lumières sert pendant l’entre‐ deux‐guerres une mouvance idéologique qui se caractérise par son antidémocratisme, son refus de l’étranger, son nationalisme défensif et sécuritaire.
La Société Helvétique fondée à Schinznach en 1761‐1762 n’a pas d’ambition proprement politique : ses membres – historiens, philosophes, poètes, savants– représentent les sciences humaines de l’époque. Ils délibèrent sur les moyens de faire progresser les Lumières, de susciter des réformes concrètes et de renforcer l’entente entre Confédérés. L’helvétisme du 18e siècle constitue un laboratoire où se forgent les traits de civilisation qui font l’unité du pays. Cette unité cependant tient moins à une identité forte qu’au rôle que les grandes puissances européennes assignent à la Suisse : afin qu’aucune d’elles ne prenne le contrôle des passages alpins, elles ont intérêt à préserver l’indépendance  de ce  espace de transit. La  Suisse intelligemment su profiter de cet équilibre des forces, comme le montre André Holenstein dans son livre Mitten in Europa. Verflechtung und Abgrenzung in der Schweizer Geschichte (voir Le Temps, 7 février 2015), rappelant que notre pays est la seule petite république qui survive, en Europe, aux guerres napoléoniennes. Ces circonstances géopolitiques ne font pas tout, et des œuvres au succès européen confortent et légitiment l’idée d’unité et d’indépendance nationales : les Lettres sur les Français et les Anglais de Béat de Muralt, Les Alpes d’Albert de Haller, les Idylles de Salomon Gessner, La Nouvelle Héloïse de Rousseau. Consacrées par l’histoire littéraire, ces œuvres offrent les briques du grand récit national: la simplicité rustique, l’économie pastorale, les vertus républicaines – modération et travail –, la robustesse de l’homo alpinus et son refus du luxe sont autant de caractères d’une identité pensée en termes de démarcation et de différence.

La recherche dix‐huitiémiste, depuis une vingtaine d’années, porte son attention au‐ delà de ces œuvres‐phares : des sources nouvelles montrent que le récit identitaire de la Suisse s’est souvent écrit dans l’intertexte de la culture européenne, par entrelacement d’emprunts,  par  appropriation  de  modèles  ou  d’images  issus  des  cultures  étrangères voisines. Le processus dialectique qu’André Holenstein décrit en termes d’interactions et de démarcation, Timothée Léchot – dans un livre à paraître à la Librairie Droz, Ayons aussi une poésie nationale, consacré à l’émergence de la poésie suisse en langue française entre 1730 et 1830 – l’éclaire en soulignant l’attraction qu’exercent les grands centres culturels européens,  contrebalancée  par  un  ralliement  autour  des  valeurs  locales.  Le  Genevois François Vernes, par exemple, joue habilement de cette double tension dans La Franciade (1789), poème épique en prose qui invente une France de fiction dont la région lémanique est le centre. La recherche récente remarque par ailleurs la lucidité de certains auteurs, observant avec humour ou ironie la situation de cette Suisse qui se forge une conscience de soi en bricolant matériaux indigènes, stéréotypes à la mode et projections issues de l’étranger. Conscient de la domination des auteurs étrangers et de sa position périphérique, l’homme de lettres bernois et francophone Samuel Henzi use ainsi de la satire et de l’auto‐ dérision pour brosser le portrait du poète suisse aspirant sans espoir, au pays des sapins, à être couronné de lauriers.

Loin d’offrir un stock homogène de représentations identitaires fondatrices, ce qu’on nomme encore l’helvétisme du 18e  siècle se révèle être un processus dynamique et relationnel d’affirmation de soi : une culture savante et littéraire se développe en jouant sa partie dans la circulation européenne des livres, des traductions et des idées, tout en faisant valoir ses particularismes. C’est cette culture‐là des Lumières que la Société suisse pour l’étude du 18e  siècle promeut et soutient. Dans le cadre de la série de manifestations lancée par l’Académie suisse des sciences humaines et sociales sous le titre « La Suisse existe, la Suisse n’existe pas », elle propose le 11 novembre prochain à Berne une rencontre publique sur le thème suivant : « Inventer/découvrir la Suisse. L’helvétisme du 18e  siècle comme laboratoire de la
nation ».

 Coordonnées de la rencontre :
« Inventer/découvrir la Suisse. L’helvétisme du 18e siècle comme laboratoire de la nation ». Conférence d’André Holenstein, suivie d’une table ronde. Université de Berne, Hauptgebäude, Hochschulstr. 4, Kuppelsaal, 17 h. 30.

Liens:
Société suisse pour l’étude du 18e siècle
Manifestations de l’Académie suisse des sciences humaines autour du thème « La Suisse existe – La Suisse n’existe pas »
Livre d’André Holenstein «Mitten in Europa»
Livre de Christophe Büchi  «Mariage de raisons»

Mittwoch, 14. Oktober 2015

«Welche Schweiz erleben Sie?» Perspektiven von MigrantInnen und Second@s

«Welche Schweiz erleben Sie?» fragt eine Abendveranstaltung im Volkshaus Zürich. Um etwas über die individuellen Erfahrungen von Zugewanderten in «der» Schweiz und mit «der» Schweiz zu erfahren, haben wir Migrantinnen und Migranten der ersten und zweiten Generation eingeladen.

In einer Podiumsdiskussion - moderiert von Rohit Jain – werden Muris Begovic, Migmar Dhakyal, Jean Pierre Miahouakana und Mahintha Sellathurai nach ihren ganz persönlichen Eindrücken von «der» Schweiz gefragt: Wie erleben sie die Schweiz? Welche Aspekte erscheinen ihnen dabei besonders wichtig? In Gespräch und Diskussion sollen diese Perspektiven zudem in Beziehung zueinander gesetzt werden.

Auch wenn damit konkrete Sichtweisen von MigrantInnen den Ausgangspunkt der Veranstaltung bilden, möchten wir diese auch in Bezug zur wissenschaftlichen Aufarbeitung der Thematik und zur konkreten Sozialarbeit stellen. Inputs von Anne Lavanchy, Jens Schlieter, die beide zum Thema Migration forschen, werden von einem Beitrag von Saverio Zala ergänzt, der von seinem Arbeitsalltag bei der AOZ berichten wird.


In einer abschliessenden Plenumsdiskussion mit allen Gästen und dem Publikum wird sich zeigen, welche Schweiz – oder «Schweizen»? – an diesem Abend zu erleben sein werden und wir freuen uns auf alle Gäste, die sich noch entscheiden mögen, dabei zu sein.



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Ort: Volkshaus Zürich: Stauffacherstrasse 60, Zürich
Datum: 21. Oktober 2015







Die Abendveranstaltung findet im Rahmen der Veranstaltungsreihe «La Suisse existe - La Suisse n'existe pas» statt.
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Freitag, 9. Oktober 2015

Die Alpen – Grenze, Durchgangsort und Lebensraum

Manuela Cimeli, SAGW, Thomas Scheurer, ICAS

«Die politische Landschaft der Berggebiete und deren Akteure sind im Wandel.» Dieses Fazit zogen wir im Anschluss an das ICAS-Kolloquium 2014 (siehe SAGW-Bulletin 2/2015), anlässlich dessen die Strategien zur Entwicklung des ländlichen Raums und der Berggebiete auf kantonaler, eidgenössischer und europäischer Ebene vorgestellt wurden. Das kürzlich im Reclam-Verlag erschienen, schön gestaltete Buch Die Alpen, Raum–Kultur–Geschichte des Historikers Jon Mathieu präsentiert eine Überblicksdarstellung zur Geschichte der Alpen von Hannibal bis in die Gegenwart. Der Autor macht deutlich, wie die Alpen, die seit dem Mittelalter als trennender Grenzwall zwischen Süd und Nord angesehen wurden, sich im 19. und vor allem im 20. Jh. zum Durchgangsraum wandelten und seit den 1970er Jahren gar als eigenständiger Lebensraum betrachtet werden. Diesem Wandel in der Perzeption der Menschen lagen wissenschaftliche, kulturelle und technische Entwicklungen der Frühen Neuzeit zugrunde. Der Bau von befestigten Passstrassen, das Aufkommen der Eisenbahn und der damit verbundenen Notwendigkeit des Tunnel- und Brückenbaus ermöglichten eine erhöhte Mobilität. Für die Deckung des erhöhten Energiebedarfs wurden die alpinen Gewässer als neue Energielieferanten herangezogen.
Ein wichtiges Element der Vermarktung der Bergregionen stellte das Aufkommen von Film und Fotografie dar. Das neue Phänomen des (Berg-)Tourismus fand immer mehr begeisterte Anhänger, und die Hotellerie erlebte einen gewaltigen Aufschwung. Vom ökonomischen Aufschwung, der in Europa nach dem 2. Weltkrieg folgte, profitierte auch die Landwirtschaft, welche staatliche Förderung erhielt: Aufgrund dieser Förderung wurde auch ein grosser Teil der Alpen weiterhin landwirtschaftlich genutzt – wo dies nicht der Fall war, kehrte der Wald zurück und mit ihm die Wild- und später die Raubtiere.
Das geschichtswissenschaftliche Werk von Jon Mathieu portraitiert den Alpenraum als vielfältigen kulturellen Lebensraum, der in der historischen Vergangenheit Europas wiederholt eine wichtige Rolle gespielt hat. Des Wissens um diese historische Erfahrung, so der Autor, soll man sich bedienen, um den offenen Fragen zur Zukunft der Alpen zu begegnen.


Interview mit Jon Mathieu

Manuela Cimeli: Sie zeigen in Ihrer Publikation die drei historischen Phasen der Alpenperzeption auf: Grenzwall, Durchgangsraum und schliesslich Lebensraum. Wir befinden uns immer noch in der dritten Phase. Der Alpenraum ist heute allen zugänglich und wird (auch) für Freizeitzwecke intensiv genutzt. Wo liegen die Grenzen einer solchen Nutzung aus Sicht eines Historikers?

Jon Mathieu: Historiker sind zurückhaltend beim Postulieren von absoluten Grenzen. Was wir beobachten, ist eine Verlagerung der Nutzung. Einige Flächen, vor allem in den breiten Flusstälern, werden heute sehr viel intensiver genutzt als früher, abgelegene, unwegsame Flächen dagegen wesentlich extensiver. Daher kehrt der bis ins 19. Jahrhundert stark zurückgedrängte Wald in den Alpen auf breiter Front zurück. Dies bildet den Hintergrund für die aktuelle Wildnis-Debatte.

MC:  Sie stellen fest, dass die Alpen von aussen eher als Naturraum und von innen eher als Kultur- und Lebensraum erscheinen. Diese Diskrepanz dürfte sich auch in der momentanen Diskussion um die Rückkehr von Wolf und Bär widerspiegeln. Wie schaffen es beide Seiten, gemeinsame Lösungen zu finden?

JM: Man wird nicht darum kommen, nach gemeinsamen Lösungen zu suchen, denn die neue Akzeptanz wilder Tiere durch die Bevölkerung der Städte und Agglomerationen ist ein weltweiter Trend. Der Wolf ist heute eine ökologische Ikone von grosser symbolischer Ausstrahlung. Es gibt verschiedene Wege zur Entschärfung des Konflikts. Beeindruckend finde ich das Engagement der Vereinigung für ökologische und sichere Alpbewirtschaftung. Die ökologisch interessierten Mitglieder dieser Gruppe gehen den Hirten unentgeltlich zur Hand. Anfänglich waren sie in der Wolfsbewegung aktiv.

MC: Sie schliessen Ihr Buch mit dem Satz «Trotz aller historischen Narben stehen da weiterhin mehr als achtzig Viertausender, die uns von ferne zulächeln.»: Ein Satz voller Achtung, Wehmut, aber auch Hoffnung – ein schöner Satz. Was bedeuten die Alpen Ihnen persönlich?

JM: Jean-François Bergier, der sich sehr für die historische Alpenforschung interessierte und einsetzte, gab seiner Abschiedvorlesung an der ETH Zürich 1999 den Titel: L’éternel sourire de l’histoire – Das ewige Lächeln der Geschichte. Mich hat diese ebenso rätselhafte wie optimistische Formulierung immer berührt. Vielleicht kommt der letzte Satz des Buches auch irgendwie von dort her. Meine persönliche Beziehung zu den Alpen? Ich fühle mich von ihnen angezogen und finde sie spannend. Nach dem Verfassen des Buchs noch mehr als vorher.


Mittwoch, 30. September 2015

Diversità linguistica - Bricolage linguistique – Mehrsprachigkeit – Mixing languages

Lorenza Mondada, Université de Bâle

Dans le cadre des manifestations proposées par l’ASSH sur « La Suisse existe – La Suisse n'existe pas », l’Association Suisse de Linguistique Appliquée (VALS-ASLA) organise une manifestation qui interroge la diversité linguistique en Suisse, avec un focus particulier sur les situations institutionnelles.

Le multilinguisme et le plurilinguisme suisses sont à la fois un objet de choix pour les linguistes et un terrain d’expérience, d’intérêt et parfois de passion pour les citoyens. Les linguistes l’ont étudié depuis une diversité de perspectives, démographiques, géographiques, politiques, sociales, psychologiques ; ils se sont penchés sur une variété de manifestations du plurilinguisme – phénomènes de code-switching, ou alternance entre une langue et l’autre au fil de la conversation, de parler exolingue, où les locuteurs parlent ensemble la même langue qui peut être pour eux une L1 ou L2 ou L3, ou de lingua franca, où les participants choisissent une langue commune autre que leur L1 pour communiquer. Dans ce cadre, ils ont tenté d’élaborer des modèles montrant que les choix linguistiques sont ordonnés, organisés et systématiquement dotés de sens. Les citoyens sont confrontés à ces phénomènes dans leur vécu ordinaire, d’une manière pratique et parfois explicitée et argumentée, dans leurs choix d’éducation, de formation, de carrière professionnelle. 

L’identité suisse et la diversité linguistique
Le point de vue des linguistes et des citoyens se complète souvent mais peut aussi diverger. Cette manifestation est l’occasion de discuter et d’interroger les manifestations du plurilinguisme suisse dans les lieux institutionnels et de travail. Ces contextes ont moins été étudiés par la recherche en linguistique, qui s’est davantage penchée sur les familles bilingues et le bilinguisme dans des situations informelles. Ces contextes constituent aussi la face publique du plurilinguisme suisse, où l’identité nationale s’affiche dans les pratiques langagières de ses institutions et entreprises. Comment l’identité suisse est fabriquée dans la diversité linguistique manifestée de son administration et des certaines entreprises ? Quelle est la spécificité suisse des formes de mixité linguistique que l’on peut observer en Suisse ? Par exemple le code-switching, l’exolinguisme ou le bricolage plurilingue ne concernent pas uniquement les langues nationales, mais aussi les langues de l’immigration, les linguae francae (l’anglais bien sûr, mais aussi l’italien parmi les immigrés du Sud de l’Europe, l’arabe véhiculaire, etc.), ainsi que les langues pratiquées au travail, dans des équipes multiculturelles ou internationales.

Configurations interculturelles
Ces formes de mixité sont hétérogènes, renvoient à des configurations interculturelles surgies des rencontres, des collaborations, des trajets de vie, des stratégies socio-économiques des individus aussi bien que des entreprises et des institutions.  Elles ne se laissent pas réduire à des modèles tels que le tout-en-anglais ou chacun-parle-sa-langue ; elles mettent en cause toute tentative d’assigner un territoire, un groupe ou un individu à une langue qui en exprimerait l’identité ; elles mettent à l’épreuve la notion même de langue et la manière dont la linguistique la conceptualise ; elles déclenchent des négociations linguistiques spécifiquement adaptées à chaque situation ; elles produisent des pratiques plurilingues qui traversent les frontières entre pratiques bilingues sédimentées, pratiques improvisées, alternance des langues et mélange des langues. Si certaines de ces configurations paraissent exemplaires de notre société contemporaine, toutes ont une histoire ; si certaines semblent être « typiquement suisses », d’autres montrent des similarités frappantes avec ce qui se passe dans de nombreux autres contextes urbains occidentaux.

La manifestation

Le but de la manifestation organisée par la VALS-ASLA est de discuter de ces pratiques, à la fois du point de vue des modèles théoriques qui permettent de les conceptualiser et du point de vue des évidences empiriques qui permettent de décrire leurs contextes d’émergence ainsi que leurs dimensions symboliques et identitaires.


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Diversità linguistica - Bricolage linguistique – Mehrsprachigkeit – Mixing languages
Date: 8 octobre 2015
Lieu: Bâle, Université








Une manifestation de la série «La Suisse existe – La Suisse n'existe pas»
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Montag, 21. September 2015

Wahlen 2015: Parlament bereit für ernsthaften Dialog mit Wissenschaft?

Thierry Courvoisier, Präsident der Akademien der Wissenschaften Schweiz

Die Gesetze der Natur lassen sich nicht – im Unterschied zu den vom Menschen gemachten Gesetzen – den Entwicklungen der Gesellschaft anpassen. Forschende stehen deshalb oft vor der schwierigen Aufgabe, Politikerinnen und Politiker über die Implikationen der Naturgesetze zu informieren. Beispiele sind der Verlust der Biodiversität, das nahe Ende einiger Ressourcen oder der Klimawandel. Diese Probleme brauchen Lösungen, die nicht immer einvernehmlich zu treffen sind und oft kurzfristigen Interessen entgegenstehen.

Die Themen besetzen einen besonderen Platz in der politischen Debatte. Sie verschwinden nicht von der Bühne, so lange kurzfristige Interessen echte Lösungen verhindern. Nehmen wir als Beispiel die Biodiversität, die Vielfalt des Lebens und damit eine entscheidende Grundlage, damit dieser Planet für uns Menschen bewohnbar bleibt. Im soeben von 35 wissenschaftlichen Institutionen der Schweiz veröffentlichten Bericht «Zustand der Biodiversität in der Schweiz 2014», dessen Erarbeitung das Forum Biodiversität der Akademie der Naturwissenschaften (SCNAT) koordiniert hat, ziehen die Forschenden einen ernüchternden Schluss: «Die Biodiversität in der Schweiz ist in den letzten Jahrzehnten weiter stark zurückgegangen und dieser Trend ist ungebrochen.» Dieses Beispiel steht für viele weitere Politikfelder der nachhaltigen Entwicklung: Trotz aktiver Politik und punktueller Fortschritte, der Abwärtstrend hält an. Dies gilt auch für die Klimapolitik. Die geplante Reduktion der Treibhausgas-Emissionen der Schweiz um 20 Prozent bis 2020 ist kein adäquater Beitrag zum 2-Grad-Ziel, wie der Bericht «Klimaziele und Emissionsreduktion» darlegt.

Die Gesellschaft muss aus diesen Fehlschlägen Lehren ziehen. Entscheidend wird dabei eine enge Zusammenarbeit von Wissenschaft und Politik sein.

Die Schweiz hat glücklicherweise eine lebendige Demokratie. Die Interessen werden darin äusserst sorgfältig austariert. In diesem filigranen System ist die Rolle von Forschenden aber notwendigerweise schwierig. Sie verfügen über für die Zukunft wichtiges Wissen und sind doch nur ein Stein im politischen Spiel. Das Wissen, das sie einbringen, wird oft nicht gehört oder aufgrund der mit viel Druck eingebrachten kurzfristigen Interessen relativiert. Um die Vermittlung des Wissens zu erleichtern, engagieren sich die Akademien der Wissenschaften deshalb stark im Dialog mit der Politik. Dabei gilt es zu beachten, dass die Forschenden in diesem Dialog keine eigenen Interessen vertreten und damit nicht Teil des Austaurierens der Interessen sind. Und sie dürfen und sollen nicht Teil der eigentlichen Politik-Arena sein: die Unabhängigkeit ist eine wichtige Voraussetzung für eine wissenschaftliche Politkberatung.  

Da die Forschenden nicht selbst politische Akteure im engeren Sinne sind, brauchen sie Politikerinnen und Politiker aller Parteien, welche die Grundzüge der Naturgesetze verstehen und mit welchen sie die wissenschaftlichen Fragen in die gesellschaftliche Debatte einfliessen lassen können.
Die Wissenschaft ist dabei alles andere als ein einfacher Gesprächspartner. Denn Wissenschaft liefert höchst selten einfache Lösungen. Die Messungen der physikalischen und ökologischen Grössen und ihre Extrapolationen sind immer begleitet von Unsicherheiten und einer regen wissenschaftlichen Debatte. Die Forschenden bemühen sich, diese Schwierigkeiten zu meistern und kommunizieren die Ergebnisse über Berichte, Factsheets, Stellungnahmen im Gesetzgebungsverfahren und in Treffen mit Politikerinnen und Politikern. Dabei werden der Stand des Wissens und Handlungsoptionen und deren mögliche Konsequenzen kommuniziert, offene Fragen angesprochen und die Anliegen und Fragen aus der Politik aufgenommen. Oft schlägt die Wissenschaft keine klaren Optionen vor, sondern spricht von alternativen Szenarien und von Wahrscheinlichkeiten. Ein «offenes Ohr für die Wissenschaft» bedeutet also, dass sich Politikerinnen und Politiker auf einen intensiven und offenen Dialog mit der Wissenschaft einlassen. Nur so wird eine evidenzbasierte Politik möglich.
In den Wahlen 2015 haben wir nun die Chance, mehr Politikerinnen und Politiker zu wählen, die den Mut, die Unabhängigkeit und die Ausdauer haben, um die Aussagen der Wissenschaft in die politischen Entscheidungen ernsthaft miteinzubeziehen. Wie aber finden Wählerinnen und Wähler die Kandidierenden mit einem offenen Ohr für die Wissenschaft? Die Akademien der Wissenschaften und der Schweizerische Nationalfonds haben dazu das Projekt ScienceDebate lanciert. In Zusammenarbeit mit der Online-Wahlhilfe smartvote bieten wir Informationen, damit Wählerinnen und Wähler einschätzen können, wie eine Partei bzw. ihre Kandidatinnen und Kandidaten mit Aussagen der Wissenschaft umgehen. Diese Informationen liefern keine eindeutigen Antworten und sind damit weit davon entfernt, Wahlempfehlungen zu sein. Aber sie vermitteln den Wählerinnen und Wählern ein Bild, eine Grundlage für ihre wichtige Wahl. Damit die unbequemen Wahrheiten zu den nötigen, oft unbequemen Lösungen führen – und nicht zu einer unbequemen Welt.

Informieren Sie sich bei ScienceDebate: www.sciencedebate.ch

Freitag, 18. September 2015

Tagesschulen sind die Zukunft!

Beitrag von Dr. Markus Zürcher, Generalsekretär der SAGW

Die Veranstaltung „Von Tagesstrukturen zu Tagesschulen“ vom 16. September 2015 in Bern bestätigte, was zahlreiche Studien empirisch gut abgestützt belegen: Tagesschulen tragen entscheidend zur Vereinbarkeit von Familie und Beruf bei. Sie erhöhen die Verfügbarkeit des Arbeitspotenzials der aktiven Generationen. Sie fördern eine egalitäre Aufteilung der Erwerbs- und Familienarbeit zwischen Mann und Frau, was gemäss verschiedenen Studien zu einer höheren Geburtenrate beiträgt. Mit einem pädagogisch durchdachten Angebot können sie die Bildungs- und Berufsperspektiven von Kindern aus sozial schlecht gestellten Familien verbessern. Über alle Generationen und über die Geschlechtergrenzen hinweg mobilisieren Tagesschulen jene Arbeitskräftepotenziale, die der Schweiz fehlen. Forschende wie PraktikerInnen sind sich einig, dass Tagesschulen auch aus einer pädagogischen Perspektive die Zukunft sind: Formelles und informelles Lernen lassen sich vielfältig, kindergerecht und zu ihrem Vorteil verbinden.

Vor diesem Hintergrund wird deutlich, dass die gegenwärtige Diskussion zutiefst politisch motiviert ist. Jenseits der Fakten und Evidenzen hält die politische Diskussion einige Fallen bereit, die es auszulassen gilt: So wird etwa behauptet, dass das gegenwärtige, höchst lückenhafte und unzureichende Angebot den angeblich nach Regionen höchst unterschiedlichen Bedarf abbildet. Überzeugend zeigten Monika Bütler und René Levy, dass sich Eltern dem fehlenden Angebot flexibel anpassen, indem sie entgegen ihren Wünschen ihr Arbeitspensum reduzieren oder anderweitige Betreuungslösungen suchen. Keineswegs sind die von ihnen getroffenen, persönlich wie gesamtgesellschaftlich suboptimalen und ineffizienten Lösungen ihren Bedürfnissen entsprechend frei gewählt. Auch allen Umfragedaten widersprechend wird in einem politisch-rhetorischen Kraftakt eine krasse Unterversorgung zu einem bedarfsgerechten Angebot umgedeutet.


Gestellt ist denn auch die Föderalismusfalle: Im Sinne der Subsidiarität sei es an den Gemeinden, das Notwendige zu tun. Verschwiegen wird dabei, dass Subsidiarität ebenso fordert, dass die höhere Staatsebene in der Pflicht ist, wenn die untere Staatsebene nicht aktiv wird. Ausgeblendet wird, dass der Wohn-, Lebens- und Arbeitsraum nicht mehr identisch ist und auch nicht an den Gemeindegrenzen endet.  Ignoriert wird ebenso, dass Tagesschulen dort erfolgreich eingeführt wurden, wo Kantone und Gemeinden, teilweise unter Einschluss der Wirtschaft, sich gemeinsam und konzentriert dafür eingesetzt haben.


Fundamental veränderte Lebensverhältnisse kennen weder kommunale noch kantonale Grenzen. Mit angeblicher regionaler und föderaler Vielfalt die Zukunft zu verbauen, ist unredlich, widerspricht allen Fakten und Evidenzen und hat einen hohen Preis. Dieser manifestiert sich gegenwärtig im Fachkräftemangel in zahlreichen Schlüsselbereichen sowie in einer hohen Zuwanderungsrate mit all ihren unerwünschten Folgen.